Doux retour au paradis Jamaïcain après une semaine de riche paradis Européen. On ne peut pas dire que la vie me maltraite.
Parti pour Genève le 23 octobre en mission. Mission humanitaire : faire connaître le sort peu enviable au niveau de droits humains de cette Jamaïque paradisiaque (en apparence). Bon sentiment de mission accomplie au retour le 30 octobre. Rencontre avec 8 Missions Permanentes de l’ONU, d’autant de pays Européens et de l’Amérique latine.
Donc : Argentine, Espagne, Grande Bretagne, Canada (bien sûr), Norvège, Danemark, Mexique, Pays-Bas. En plus, nous avons rencontré la responsable de l’ONU pour la région Caribéenne.
Nous avons rencontré ces pays dans le cadre du prochain « Universal Periodic Review ». C’est un processus de révision du respect des droits humains pour/par chaque pays des Nations Unies. À tous les 4 ans, chaque pays est appelé à expliquer aux autres nations de la terre ce qu’ils ont fait de bon dans ce domaine. Les autres pays membres posent alors des questions pertinentes et font des recommandations pour améliorer ces droits humains, recommandations que lesdits pays doivent exécuter avant de revenir quatre ans plus tard.
Notre rôle était donc de faire du lobbying auprès de certains pays - les pays ayant été choisis par nous selon leur degré d’implication au niveau des droits humains que « Jamaicans For Justice » (mon employeur, plus grande ONG de droits humains en Jamaïque) défend ici – et s’assurer qu’ils soient au parfum de la situation et qu’ils posent les bonnes questions et fassent les bonnes recommandations.
Et croyez-moi, nous avons bien fait de venir. La grande majorité de ces gens nous ont fait savoir que ce que nous leur racontions était du nouveau pour eux et qu’ils étaient atterrés d’apprendre l’étendu des violations des droits humains en Jamaïque. Ils nous ont fait comprendre que jusqu’à maintenant, le sort de la Jamaïque était un non-sujet dans leur milieu et que la Jamaïque n’était aucunement sur leur agenda. Je crois que cela aura changé un peu suite à notre passage. Même la responsable de l’ONU pour la région Caribéenne n’était pas au courant de l’étendu des problèmes de droits humains dans notre pays
Aussi, de très bonnes rencontres avec des représentants d’ONGs de défense de droits humains que travaillent avec l’ONU et qui nous ont mis en contact avec plusieurs personnes de d’autres ONGs. On appelle cela du réseautage; l’impressionnant ici, c’est que ce soit au niveau international.
Bref, nous avons mis la Jamaïque et « Jamaicans For Justice » sur la mappemonde des organismes internationaux intervenant en droits humains. Si vous vouliez savoir ce que je fais ici, et bien, voilà.
OK, en dehors de cela … parce qu’il y a eu plus. Par une incroyable coïncidence, ma belle Laura était en Europe en même temps que moi. (Les coïncidences existent-elles vraiment ou est-ce le destin ?) Elle suivait une formation pour être déployée par l’UNICEF en cas de désastre de tous genres. (N’est-ce pas que nous faisons un petit couple d’aventuriers de défense des droits humains.) Nous avons donc passé toute la semaine ensemble, faisant les amoureux-sur-les-bancs-publics à Genève. Fantastique ! J’ai eu l’occasion de sauver le monde le jour et faire l’amoureux le soir. Quoi demander de plus !
Dernier plus : être à Genève. Belle, charmante et très cosmopolite ville de l’Europe, ancienne et moderne à la fois. Systèmes de transport impeccable. Surtout, BONNE bouffe, bon restos; nous avons mangé comme des cochons : fondu au fromage – bien sûr -, tartares, bouffe libanaise, etc. Notre hôtel, le « Excelsior », rue Rousseau : absolument charmant, confortable mais sans trop en mettre, central. Je le recommande sans hésitation, si vous passez par là. Toutefois, Genève coûte cher. Peu de repas en bas de $30,00. Café à $7, bière à $6.
Merci la vie.
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