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| Vue de Dili vers les îles |
Ouf! Une semaine déjà au Timor Oriental et quelle semaine!
Le tout a commencé par notre accueil à l'aéroport de Dili par l'équipe UNV (United Nations Volunteers) Support Team. Nous sommes une quinzaine qui arrivons en même temps et la fébrilité et l'excitation se sentent au débarquement. Il fait beau, il fait chaud et nous avons tous et toutes voyagé pendant plusieurs jour pour se rendre ici. Fatigués, énervés et heureux d'être arrivés.
En arrivant, on nous amène dans un hôtel assez minable, merci, mais qui a l'avantage de ne pas coûter cher : $30 par jour. Le soir, un souper est organisé avec tout l'équipe et c'est notre premier contact avec le Timor Oriental : un resto de fruit de mer sur le bord de la mer. Ça commence bien.
| Connie et Lisa |
Le lendemain matin, je rencontre deux volontaires Connie, une Colombienne, et Lisa, une Américaine de New York, au déjeuner et on se met d'accord sur la nécessité de sortir de ce trou, d'autant plus qu'il est situé loin du centre, sale et sinistre. Alors, on se met à sillonner les rues de Dili pour en trouver un meilleur.
C'est charmant parce que cela nous donne l'occasion de mieux se connaître et d'explorer Dili. Très sympa comme petite ville (environ 250,000 âmes, assez étendue et complètement logée sur le bord de la mer. En plus, c'est dimanche, alors pas de trafic, pas de bruit. Quelques beaux petits parcs, des gens qui se reposent et profitent de la mer.
| Les enfants disaient: Mister, take a picture |
Nous trouvons une petite perle – Hôtel Rhocella – qui deviendra, grâce à nous, l’hôtel officiel de tout l'équipe de volontaires UNV. Central, $40 par jour, déjeuner compris, internet aussi, ainsi que le lavage du linge, des lits confortables et un frigo. Patio extérieur pour jaser et prendre un coup. On est bien installé, on est heureux, on est en affaire. Yesssss … Comme récompense, on se paie le restant de l’après-midi dans un bar au bord de la mer, à siroter la bière locale et à rencontrer d'autres volontaires
| Vue de Dili vers l'est |
| Playa Blanca |
| Lisa devant un arbre centenaire |
Lundi commence le travail. On se rend tous et toutes – à peu près moitié-moitié hommes-femmes – aux Obrigado Barracks, c'est là que sont tous les services et employés de l'ONU. C'est grand comme une dizaine de terrains de football, remplis de bâtiments et de véhicules de l'ONU. C'est le centre névralgique des opérations ici au Timor. Obrigado est un monde en soi. Tout y est : cafétéria (où l'on mange très bien), bar, supermarché (on peut y trouver des produits importés et BEAUCOUP de boisson), centre de loisir, etc. Il y a des centaines de personnes qui y travaillent.
La semaine sera remplie de formations, d'ouvertures de comptes de banques, de remplissages de formulaires, de mise-en-garde de sécurité : tous les détails et consignes d'une grosse organisation comme celle-ci. Les présentateurs se succèdent l'un après l'autre et nous avons peu de pause dans la journée. Ça commence à 8h30, 9h00 et va jusqu'à 5h30, 6h00. Ça fait de très longues journées à se faire bourrer le crane de détails et d'information. Nous suivons également des cours de tetum (notre prof est bien sympa et drôle), la langue locale. Bien que le Portugais soit une des 2 langues officielles - il y a plusieurs personnes dans mon groupe qui viennent de pays portugais (Portugal, Capo Verde, Brésil, Mozambique, etc.) - la population locale ne parle que le tetum.
Mes collègues sont tous sympas. En plus, il y en a de toutes les parties du monde. Juste dans notre groupe, il y a des gens de 12 pays différents.
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| L'équipe électorale UNV 2011 |
Il y a peu de chances que je sois placé à Dili. Il y a 13 districts au Timor Oriental et nous devons couvrir le tout dans notre travail. Il y a déjà un groupe qui est arrivé le 2 juillet et qui, après une formation comme la nôtre, a été déployé. Nous les avons rencontrés et cela a crée les rumeurs les plus fous sur la dureté des conditions de vie en région : pas d'électricité, pas de maisons pour louer, pas de bouffe disponible. J'ai rencontré une fille qui semblait totalement traumatisée par ce qu'elle a vu – et c'en est une qui était en Afrique avant de venir ici ! Alors, nous allons savoir quand et où nous serons placés à la fin de la semaine prochaine. C'est un peu épeurant car c'est un pays VRAIMENT pauvre ici et il paraît que les routes sont hallucinantes.
Toutefois, je ne suis pas sûr que je voudrais rester à Dili. C'est chouette comme place mais c'est un peu artificiel et je pense que ça serait faire le trip de Kingston bis. En plus, dans les districts, nous avons droit à plus de temps de loisirs (2 semaines aux 2 mois) que si nous restons à Dili. Le coût de la vie est beaucoup moins cher en district, ce qui permettrait de me ramasser plus d'argent pour voyager ensuite.
Car un autre grand avantage du Timor Oriental, c'est que c'est au centre de 2 continents. Nous sommes à une heure de l'Australie (vol gratuit avec l'ONU si on veut y aller) et 5 heures du Vietnam, par exemple. Je pourrais me payer la traite et voyager partout pour pas cher.
Le climat est parfait : chaud mais sec. Le matin et le soir, c'est doux sans être trop chaud, le jour il faut se cacher du soleil et on est correct. La bouffe est très bonne et variée : Thai, Vietnamienne, internationale. Vue la présence de tant d'étrangers de l'ONU, des ONG internationales, des ambassades, etc., la qualité et la variété est assurée. Il y a des bars et des restos le fun sur le bord de la plage, un peu partout.
Ce qui m'a frappé avant tout, c'est le nombre de véhicules de l'ONU.
Il y a en littéralement des centaines en ville et quand tu vas dans les restos le soir, c'est mur-à-mur. Une grande partie de l'économie est relié directement à la présence de l'ONU et son personnel. Je ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise chose, car quand ils vont se retirer (en décembre 2012), cela va créer tout un vide dans les hôtels, restos, logements, autos, etc.
Ce qui est intéressant aussi, c'est que cette fois, contrairement aux 3 dernières élections, ce n'est pas nous qui les organisons, c'est le gouvernement. Nous sommes ici comme conseillers seulement. Ils ont décidé de faire cela seuls comme des grands. Ça peut être bon, ça peut être le bordel. Il y a même un potentiel de violence et d'instabilité politique si c'est mal fait ou s'il y a fraude. C'est pour cela que nous n'avons pas le droit de circuler librement dans le pays. Nous devons recevoir l'OK de l'armée de l'ONU si nous sortons d'un rayon de 50 km. de Dili et 25 km. de notre poste en région. Si des problèmes surgissent, ils doivent savoir où nous sommes en tout temps.
Bref, tout va bien. Je suis heureux et content de ma décision. C'est vraiment trippant et je me sens excessivement fier de faire partie de ce groupe et de cette organisation. Toutes des personnes qui sont là pour aider et assister des moins fortunés.
Vive la vie. VIVE l'ONU


Looks very interesting, nice pictures too (they really help the French languaged challenged such as myself).
RépondreSupprimerKingston, Santa Ana, Same... est-ce qu'il y a un arbre à mangos dans ton jardin à Same ? Tu auras la chance de découvrir de nouvelles variétés de fruits au Timor. As-tu mangé des 'satay ayam' met indonésien de poulet grillé sur charbon avec sauce arachide, sublime.
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